L'avenir du chanvre chez House of California

Notre plante préférée, le chanvre, se retrouve parfois là où on ne l’attend pas. Plusieurs marques de vêtement l’utilisent pour fabriquer leurs collections. L’une d’elle est vendue dans un de nos magasins nantais favoris : House of California. Nous sommes allés à la rencontre d’Alexis, conseiller chez House of California, pour comprendre comment le chanvre était accueilli par les clients. On a même rapidement évoqué la cosmétique.

Alexis m’accueille dans le sous-sol caché, au cœur des secrets des futures collections. Chez House of California, on est plus qu’un invité, on se sent comme chez un ami. On se fait servir un thé et on discute sans voir le temps filer.

Bonjour Alexis, peux-tu présenter rapidement House of California ?

Le magasin est ouvert depuis trois ans et demi. L’histoire est assez simple. Le frère du gérant est californien, il s’inspire donc du style de vie de cette région pour faire évoluer le « concept store ». On n’aime pas trop le mot « concept » mais on n’a pas trouvé mieux puisqu’on fait des expositions ou des soirées événement pour les commerçants. On ne vend pas que du vêtement (NDLR : on y trouve aussi de la décoration, des livres, des œuvres d’art).

En ce qui concerne les marques de vêtements, on veut qu’elles collent à l’esprit du shop et qu’elles apportent une plus-value face aux autres boutiques nantaises. C’est pour cela qu’on a des marques rares comme Deus Ex Machina ou la collection Carhartt Femmes.

Je suis venu à vous en m’intéressant à la marque australienne Afends, que vous commercialisez depuis peu je crois. Elle commercialise une collection de vêtements à base de chanvre. Vous l’avez référencé seulement pour sa composition ?

On la référence d’abord parce que c’est une marque australienne qui colle à l’esprit du shop, avec une ambiance surf et nineties. En plus, il s’avère qu’ils travaillent le chanvre, pour nous c’est un petit plus. On s’y intéresse depuis peu car c’est une culture intéressante. Au niveau du vêtement, le chanvre donne aussi une matière intéressante qui se rapproche du lin.

Vous parlez du chanvre avec les clients ? Quelle est leur réaction ?

On en parle seulement lorsque l’on montre les produits concernés, car cela représente une petite partie de nos collections. Je ne sais pas si c’est un outil de vente mais ça créé un étonnement, une réaction chez le client.

On a une clientèle assez large, des jeunes, des moins jeunes, donc on a des réactions différentes, mais pas négatives. Le mot adapté serait « interloqué ». Ils connaissent seulement les autres vertus de la plante (NDLR : le cannabis). 

Et tu penses que le chanvre va se démocratiser et devenir une tendance ?

Je n’ai pas assez de recul pour pouvoir affirmer ce genre de choses. Par contre, notamment avec ce que tu m’as montré (NDLR : avant l’entretien, j’ai parlé à Alexis du projet Les Chanvres de l’Atlantique), je pense que ça peut être une vague importante comme le bio ! Le côté vert, la responsabilisation de la consommation, ça entre dans cette vague-là. De là à dire que ça va devenir une influence, je ne sais pas.

Savais-tu qu’on l'utilise dans beaucoup d’autres secteurs ? Isolation, alimentation… et aussi la cosmétique ?

Non c’est une découverte ! J’ai appris son utilisation dans les vêtements car je travaille dans ce secteur, et lorsqu’on on a fait le tour d’un domaine, on tire les ficelles pour aller voir ce qui se passe sur les côtés. Je ne connaissais que son utilisation dans les vêtements, je suis assez impressionné de voir son emploi pour des choses bien différentes. C’est cool !

Avant d’aborder la cosmétique, un sujet qui te concerne, tu aurais un dernier mot pour les personnes qui ne connaissent pas le chanvre ?

Je l’aborderais d’abord comme une plante très intéressante. Il ne faut pas faire attention à ce que l’on raconte à l’image négative. C’est un sujet qui se potasse. C’est une plante écologique, qui apporte une façon différente de consommer. Ses vertus doivent suffire à convaincre. Il faut se renseigner, la voir comme quelque chose de nouveau.

Tu m’as parlé de soins pour la peau tout à l’heure. Tu en utilises car ton métier de représentation face aux clients t’y pousse ? Comment choisis-tu tes produits en termes de boutiques ou d’ingrédients ?

Oui j’en emploie au quotidien, de la cosmétique légère : crème de jour, anticernes si je travaille beaucoup, entretien des mains. C’est lié à mon travail, mais aussi à mon éducation. C’est une sensibilité qui s’est transmise à travers mes parents, qui faisaient toujours très attention à eux.

J’ai une peau assez sensible, c’est un critère qui entre en jeu pour mon choix. Je jette un œil en parapharmacie par exemple. Par contre, je n’irais pas dans les grandes boutiques comme Séphora. Je préfère les petites boutiques, voire sur internet. A une époque j’avais une barbe plus fournie, j’achetais sur le site Sang d’Ancre, un site québécois. Je fais attention à ce que j’emploie et je recherche du conseil. Ensuite, si ça me plait, je garde le produit dans la durée. Je suis un consommateur plutôt fidèle.

En ce qui concerne les ingrédients je veux éviter tout ce qui peut provoquer des irritations. Ensuite, la texture et l’odeur sont importants. Et puis le prix est aussi une question qui se pose.

Je recherche de l’efficacité même si tout est relatif. Parfois les effets viennent dans la durée. Parfois ça devient une habitude. Même si ce n’est pas forcément efficace, le geste reste. Au moins je me sens bien et je garde cette habitude.

Pour résumé je fais attention à la composition, le parfum et le prix.

 

En attendant, allez faire un tour sur l’e-shop House of California ou directement dans leur magasin à Nantes. L’ambiance y est toujours agréable et vous découvrirez vos prochaines marques favorites. Et puis vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour être au top en ce qui concerne le chanvre et la cosmétique.